Devenir mère est une expérience pleine d’émotions et pleine d’imprévues. Ces émotions, beaucoup de jeunes mamans ont du mal à les gérer et, souvent, elles se muent en dépression post-partum. Plus récurrente 18 mois après l’accouchement, la dépression post-partum a plusieurs causes.

Un bébé de 18 mois est bien davantage actif !

A 18 mois, votre bébé marche déjà et devient quelque peu autonome. C’est aussi à cet âge qu’il va à la découverte du monde qui l’entoure. Sa curiosité n’en est que plus exacerbée. De plus, il ne connaît pas encore ses limites, encore moins les limites que lui impose son environnement immédiat. Il n’a donc aucune notion du danger : c’est la période où bébé peut chuter et se blesser plus facilement.

C’est aussi à cet âge que votre bébé déborde d’énergie : il n’aura aucun mal à vous le montrer chaque jour ! Pour une maman, ce n’est pas très évident de suivre ce rythme effréné tout en étant capable de s’occuper du reste de la maison et de jongler avec ses obligations professionnelles. Il est donc nettement moins facile de contrôler son bébé et l’épuisement de maman n’en est que plus grand, surtout si elle a d’autres enfants à gérer. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses femmes craquent facilement et font une dépression post-partum.

N.B : une étude australienne a non seulement montré que la dépression post-partum était plus fréquente après la première année de vie de bébé, mais aussi plus fréquente lors des 4 ans de bébé. Le post-partum est donc beaucoup plus tardif qu’on ne le croit et n’est pas forcément lié à l’accouchement : il est davantage concomitant avec la santé de maman et avec son adaptation à sa nouvelle vie de femme.

Maman culpabilise de ne pas être à la hauteur

Face à un bébé qui déborde d’énergie et qui n’hésite pas à vous le communiquer, ce n’est pas évident d’apporter à chaque fois une réponse positive. La plupart des mamans ne savent pas lâcher prise pour profiter du moment présent, parce qu’elles se sentent plus débordées qu’autre chose. L’épuisement est, dans ce cas, à la fois physique et moral et il est exacerbé par le changement radical du mode de vie.

Jeune enfant avec sa maman

C’est à ce moment que la grande majorité des femmes comprennent que la maternité n’est pas le conte de fées qu’elles s’étaient imaginées. Elles se rendent compte à quel point elles sont loin de l’idéal qu’elles se sont fixé en tant que mères. Elles essaient, tant bien que mal, de faire face à leurs nouvelles responsabilités, sans réellement y parvenir – du moins le pensent-elles ! En tant que maman souffrant de post-partum, on peut ressentir une incapacité à s’ouvrir à leur bébé, à passer du temps avec lui et à être à la hauteur de ses attentes, pousse de nombreuses mamans à la dépression.

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Les principaux symptômes de la dépression post-partum

Afin de prévenir ce type de dépression et de la traiter au plus tôt, il est important de savoir reconnaître ses symptômes. En voici quelques-uns :

  • Une fatigue extrême : c’est cet épuisement qui va faire basculer le psychique dans un renfermement sur soi-même et générer des pensées négatives. Soyez attentif à la fatigue de maman après l’accouchement, mais aussi à son besoin de parler et de s’ouvrir aux autres. L’allaitement peut également être un facteur aggravant, car il requiert une réelle énergie de la part de maman.
  • Des poussées et chutes hormonales : difficiles à détecter, mais ces soubresauts hormonaux sont pour beaucoup dans l’humeur des jeunes mamans. Le recours à un traitement hormonal régulier (pilule, stérilet) ou à des prises de sang régulières, notamment pour vérifier le bon fonctionnement de la thyroïde, sont recommandés.
  • Des idées noires : le suicide est la première cause de mortalité chez les mamans, et le taux de suicide est 70 fois plus élevé dans l’année qui suit un accouchement que dans toute autre année de la vie d’une femme. L’absence de communication ou l’expression de pensées suicidaires doit alerter l’entourage des jeunes mamans.

Les antécédents de dépression post-partum familiaux

Si l’un de vos ascendants a déjà souffert, à une ou plusieurs reprises, de dépression post-partum, il y a de fortes chances que vous en soyez également victime. Comme la dépression classique, celle qui intervient après la grossesse dépend de facteurs génétiques. Une prédisposition génétique peut justifier que vous perdez pied, dès que la pression augmente et que l’épuisement s’installe. Environ 50% des femmes avec des antécédents familiaux en souffriraient.

Attention : le post-partum n’est pas à confondre avec le “baby blues”, une déprime de courte durée qui survient juste après l’accouchement. Le baby blues est une dépression légère, courante et réduite dans le temps. La dépression post-partum, elle, peut être nettement plus longue et plus grave pour la santé de maman.

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